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14.07.2017

Comment la blockchain va révolutionner notre société ?

Fin janvier dernier, la douzième édition de la Conférence TechnoArk battait son plein au TechnoArk de Sierre. Des intervenants de renom se succédaient pour souligner l’étendue des (futures) utilisations de la blockchain. Parmi eux, Gian Bochsler, co-fondateur de la société Bity, a montré comment la technologie de la blockchain allait révolutionner le fonctionnement de notre société…

Bity SA est une entreprise neuchâteloise active dans la conversion des monnaies (francs, euros) en crypto-monnaies, plus particulièrement en bitcoin, ethereum ou odur. Plus connue sous le nom d’Exbex, la plateforme de négoce se nomme aujourd’hui bity. Elle est entièrement développée, hébergée et régulée en Suisse, ce qui assure l’application de normes de sécurité très élevées, en particulier pour la protection de la sphère privée. Le chiffre d’affaires de la société a dépassé les 6 millions de francs pour l’année 2016 !
 

La blockchain, qu’est-ce que c’est exactement ?
Avant de se demander comment la blockchain allait modifier nos habitudes sociétales, Gian Bochsler est revenu sur la définition de cette nouvelle technologie. « La blockchain, c’est simplement de l’information qui passe d’un point A à un point B, sans l’intervention d’un tiers. » Il compare la technologie à un livre de comptes, accessible à tout le monde et sans contrôle d’un pouvoir central.

En utilisant la blockchain, l’information est cristallisée dans le monde virtuel, sur un réseau décentralisé. Elle exécute alors, de manière autonome, ce qui lui est demandé et interagit avec le monde physique. Ceci marque un profond changement de la pratique actuelle : l’information passe d’une personne à une autre, sans intervention d’un tiers. 


Un premier exemple d’e-democracy directe et transnationale !
La Decentralized Autonomus Organisation (DAO) illustre bien le changement de paradigme qu’implique la blockchain. Blockchain France définit la DAO comme « une organisation fonctionnant grâce à un programme informatique qui fournit des règles de gouvernance transparentes et immuables (car inscrites dans la blockchain) à une communauté. » 

Initiée par la start-up Slock.it, la première DAO a été créée au printemps 2016, sous la forme d’un fond décentralisé. Les investisseurs injectent des ethers, qui seront ensuite redistribués aux start-up qu’ils auront élues. En fonction du montant engagé, le vote de l’investisseur influence plus ou moins le résultat final. De nombreuses start-up à la recherche de financements ont déposé leur projet sur la plateforme. 

Cette première DAO a permis de réunir plus de 60 millions de francs, qui ont bénéficié à plusieurs start-up dont Slock.it. Pour la première fois de l’histoire, des personnes de différents horizons ont réussi à obtenir un consensus d’e-democracy directe, transnationale et sans contrôle gouvernemental ! Le caractère immuable de la blockchain permet d’éradiquer toute forme de manipulation ou de corruption. « Oui, c’est quelque chose de nouveau, qui va vraiment changer notre organisation sociétale. Mais la blockchain est avant tout là pour solutionner et faciliter », rappelle Gian Bochsler.


Sans risque de blanchiment d’argent
Pour les quelques sceptiques face à cette nouvelle technologie, qui se réfèrent à l’argument du blanchiment d’argent, Gian Bochlser précise que « dans la blockchain, des algorithmes permettent de tracer chaque transaction, ce n’est donc pas du blanchiment. » La traçabilité de la blockchain est certes pseudonyme, mais totale !


Propos recueillis le 27.01.2017, au TechnoArk de Sierre

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