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08.03.2018

Marie-Christine Comte, self-made woman par excellence

Entrepreneure dans l’âme, Marie-Christine Comte a tracé sa route avec détermination et énergie. Quand elle finit son apprentissage d’esthéticienne, la Genevoise fait partie des premières à être officiellement reconnue en Suisse romande. Elle intègre un institut de beauté pendant deux ans avant de monter sa propre affaire à Carouge. Suivi d’une autre quelques années plus tard. En parallèle, la jeune entrepreneure s’engage aussi pour cette profession en pleine croissance : commissaire d’apprentissage, experte aux examens et enseignante.

Alors que le monde du cosmétique est en pleine effervescence (la science commence tout juste à s’intéresser aux mécanismes de la peau), Marie-Christine Comte passe d’utilisatrice à vendeuse de produits et d’outils. Un virage qui la mène jusqu’à la direction de Cosmotec, un laboratoire de cosmétiques établi à Vouvry.

Il y a deux ans, l’hyperactive femme d’affaires franchit une étape supplémentaire et crée une société de consulting et de coaching en Valais.
 

A 65 ans, Marie-Christine Comte se raconte avec enthousiasme et passion.

 

En tant que femme, quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées durant votre carrière ?
On se sent assez seule, car on se retrouve souvent entourée de 10… voire 50 hommes dans les réunions professionnelles! Et les autres femmes présentes sont des secrétaires ou les organisatrices de l’événement. Ces dernières années, la présence féminine s’accroit dans les réunions professionnelles et c’est encourageant. Les femmes doivent encore faire leur place dans le monde du travail, dans les postes de direction. On entend encore trop de remarques faites en toute innocence alors qu’elles sont sexistes… C’est dans l’inconscient collectif. Dès leur création, j’ai intégré les « cellules d’entraide » pour les femmes et les clubs business ont été un vrai soutien durant ma carrière.
En Valais, la libération de la femme a fait un petit détour [Rires]. Mais heureusement, cela a bien changé en 15 ans et avec les nouvelles générations, la situation va encore évoluer.

Economiquement, le canton est très dynamique. Le soutien aux entreprises est excellent et l’ambiance de travail est très bonne. J’ai beaucoup de plaisir à m’être installée ici. Je n’ai jamais eu de problème d’intégration. Au contraire même, quand on est différent, on éveille une certaine curiosité. Il y a beaucoup d’aspects positifs au féminin. Comme le côté rassurant et la fiabilité. Dans le domaine de la cosmétique, c’est certain qu’être une femme est un facteur de confiance.

 

Comment gère-t-on une famille avec une carrière comme la vôtre ?
Je n’ai pas voulu faire de choix entre ma carrière et ma famille. Bien sûr, ce n’est pas facile et la pression sociale sur les mères actives peut être culpabilisante. Heureusement, j’ai eu le soutien de ma famille. Mon père a toujours voulu que je fasse des études et que je ne sois pas dépendante financièrement, ma mère travaillait. Mes deux enfants m’ont parfois reproché de ne pas être souvent là, mais je ne pense pas que j’aurais été une bonne mère si je n’avais pas été active professionnellement.
La chance que j’ai eue, en étant entrepreneure, c’est d’avoir pu choisir et créer le travail à ma manière. J’ai toujours été relativement indépendante et donc pu organiser mon emploi, même en travaillant à 100%. Cela peut être beaucoup plus difficile d’être mère dans une entreprise qui manque de souplesse comme c’est souvent le cas aujourd’hui.
Une autre difficulté vient de la répartition des tâches dans le couple. C’est rarement les hommes qui s’absentent du travail pour s’occuper des enfants malades par exemple. Mais je vois que c’est en train de changer dans les jeunes couples. La gestion de la vie de famille devient plus harmonieuse.

 

Auriez-vous changé quelque chose à votre parcours ?
Je ne regrette rien. Je pense que j’ai eu raison de ne « sacrifier » ni ma carrière ni ma famille. J’ai beaucoup apprécié la solidarité féminine au travers des groupes d’entrepreneures. Dans un monde dominé par des valeurs masculines, c’est important d’avoir le soutien d’autres femmes.

 

Quel est votre message pour la jeune génération ?
Dans un contexte économique plus tendu, que cela soit pour les hommes ou pour les femmes, il est important de renoncer ni à ses rêves ni à ses passions !

 

Petite question subsidiaire… Vous avez régulièrement travaillé avec la Fondation The Ark, que retenez-vous de cette collaboration ?
Avec Comotec, nous avons développé différents projets avec la Fondation The Ark, ce qui nous a amenés à étoffer notre offre dans le domaine du cosmétique bio certifié et ce partenariat a été très enrichissant.
A mon avis, The Ark est un acteur important de l’économie valaisanne et les collaborations avec les entreprises participent à l’innovation et au dynamisme de notre canton.

 

Cliquez sur l'une ou l'autre des photos pour découvrir le parcours de l'une de ces 5 entrepreneures et vous inspirer pour l'avenir...

 

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