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21.03.2018

Swissfillon se développe à la vitesse d’une Formule 1 !

Swissfillon

Plus de deux millions d'euros ont été investis ces quatre dernières années au BioArk de Viège pour la construction de l'usine de production Swissfillon, le financement de sa phase d'essai de conditionnement de médicaments et la constitution de son équipe. La société est ainsi active depuis près de six mois sur le marché!

Pour l’ensemble des sociétés pharmaceutiques, la tendance actuelle est au développement de médicaments hautement spécialisés. Ces derniers sont fabriqués en quantités relativement faibles. Leurs producteurs ne souhaitent pas investir dans des usines d'embouteillage, une telle opération ne leur serait pas rentable compte tenu de leur faible production. Fondée en 2013 et hébergée au BioArk de Viège, Swissfillon AG a su tirer profit de cette situation et exploite aujourd’hui un marché de niche. « Nous nous spécialisons dans le remplissage de solutions liquides, de manière totalement stérile », explique son CEO Daniel Kehl. 

Ces solutions sont mises en bouteille dans de petites fioles, seringues ou cartouches, au dixième de millilitre. Comme on le voit souvent dans les films, avant d’injecter un médicament, le médecin laisse sortir l'air de la seringue. Grâce à Swissfillon et sa technologie de vide qui permet d'extraire l'air des seringues et cartouches lors du remplissage, les médecins peuvent désormais sauter cette étape, sans que le patient ne court le risque qu’une bulle d'air n’entre dans son corps.
 

Se différencier par ses compétences
Pour différentes raisons, la technologie de remplissage spécial ne peut pas être protégée par des brevets.  Cependant, Daniel Kehl n'a pas peur des copies. « Pour le fonctionnement de ce système très complexe, on s'appuie sur une équipe d'experts qui doit affiner chaque produit. Comme en Formule 1, vous pouvez acheter la voiture avec de l'argent, mais pour le succès, vous avez toujours besoin du bon pilote, de la bonne formation, de l'équipement, de la technologie et de la bonne équipe de boxe  ! »

Lors de la construction de son usine, d’innombrables tests ont été effectués par la start-up viégeoise afin qu’elle soit capable de remplir des produits variés pour différents clients. « Nous devons être en mesure de garantir une sécurité à cent pour cent, même lorsque nous remplissons d'abord un médicament contre le diabète, puis un autre pour des patients atteints de cancer », explique Daniel Kehl. En février 2018, Swissfillon a ainsi reçu l'approbation de Swissmedic. Cela fait de la jeune pousse l'un des rares fournisseurs au monde à être capable de remplir des produits hautement spécialisés en petites quantités avec une telle flexibilité !
 

Viège, plutôt que d’autres hotspots de la pharma !
Swissfillon, qui a été soutenue par la Fondation The Ark lors des différentes phases de son développement, a cependant été confrontée à de nombreux défis. « Nous avons cherché des partenaires nationaux et internationaux qui apporteraient non seulement des ressources financières, mais également leur savoir-faire », précise Daniel Kehl. Il fallait dès lors les convaincre de la pertinence d’une telle société. « Le fait que j’ai grandi ici n’a pas eu d’incidence sur le choix de s’implanter à Viège. Il y a bien assez d'arguments économiques pour cet endroit. » Par exemple, Viège est à seulement deux heures des aéroports internationaux de Zurich, Genève et Milan, ce qui n’est pas négligeable. 

Concernant la question de la disponibilité de la main-d’œuvre en Valais, Daniel Kehl souligne que bien que de nombreux professionnels du domaine souhaitent vivre dans un hotspot pharmaceutique comme Bâle, travailler dans une entreprise hautement spécialisée telle que Swissfillon offre de nombreux avantages. « En Valais, il sera plus difficile de trouver des spécialistes, mais une fois que vous les avez trouvés et intégrés, vous bénéficiez d'une loyauté élevée des employés et d'un faible taux de rotation du personnel. Nos partenaires internationaux voient maintenant les choses de cette façon ».
 

L’expérience d’une start-up
Cet ingénieur chimiste n'est pas un nouveau venu dans l’univers des start-up. Après avoir travaillé 10 ans chez Lonza en tant qu'ingénieur de projet, il a créé il y a douze ans pixon engineering AG, une société qui compte actuellement près de 50 employés. En 2014, il s'est retiré de ses activités opérationnelles pour se consacrer au développement de Swissfillon. 

Depuis l’obtention de l’autorisation de mise sur le marché, la situation de la start-up a évolué de manière prometteuse. « Nous avons déjà conclu plusieurs contrats avec des clients intéressants. » La jeune pousse compte actuellement dix employés. Cependant, ce nombre pourrait rapidement augmenter si les commandes continuent d’affluer comme souhaité !

 

Source : Walliser Bote


 

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