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04.04.2018

Trois stratégies gagnantes pour une start-up qui se lance sur les réseaux sociaux

Quel réseau social choisir ? Quel type de contenu publier? Quelle stratégie adopter pour quel(s) réseau(x) ? Tant de questions auxquelles les start-up et entreprises doivent répondre lorsqu’elles décident de se lancer sur les réseaux sociaux.

Lorsqu’on crée sa start-up et qu’on se lance sur les réseaux sociaux, il n’est pas évident de savoir par où commencer, quelle stratégie adopter ou encore quels types de contenus créer. Une chose est certaine : à l’heure du digital, il semble évident qu’il faille y être présent.

Travelise, Adventures-Lab et Karmagenes, toutes trois des start-up valaisannes, se sont confiées sur leur utilisation des réseaux sociaux. Basées sur leurs expériences, voici quelques bonnes pratiques à adopter.


Choisir les réseaux sociaux en fonction de son audience et de ses ressources
Lorsqu’on se lance sur les réseaux sociaux, il est impératif de savoir quel est son marché cible. Une fois défini, il faut identifier les plateformes sur lesquelles vos utilisateurs-cibles sont actifs. Il faudra ainsi adapter ses choix en se basant sur la démographie de son audience, ses intérêts, le domaine dans lequel on évolue, etc. Une fois l’audience ciblée, il faut prendre du temps pour se familiariser avec les plateformes choisies afin de les maîtriser au mieux.


​Kyriakos Kokkoris, cofondateur de Karmagenes, affirme être présent sur presque tous les réseaux sociaux : Facebook, LinkedIn, Twitter, Pinterest, Instagram et Google + mais avoue manquer de temps, d’expérience et d’argent pour pouvoir atteindre ses objectifs.
 

Être cohérent dans le choix de ses réseaux sociaux
Être présent sur tous les réseaux sociaux n’est pas obligatoire. Si on vise un public de 30 ans et plus, inutile de mettre toute son énergie dans un réseau social comme Snapchat qui est majoritairement utilisé par les ados et jeunes adultes.

La plupart des start-up ont des ressources financières et humaines limitées et ne peuvent donc se permettre d’engager une personne à plein temps pour la gestion des réseaux sociaux. C’est le cas de nos trois start-up. En termes de budget, ces dernières dépensent moins de CHF 200.- par mois pour les réseaux sociaux (publicités comprises) et ne peuvent se permettre d’y investir plus faute de temps ou argent.
 

En choisir moins pour faire mieux ?
En tant qu’entrepreneur polyvalent, il est difficile d’être en charge à 100% des réseaux sociaux. Alors pourquoi ne pas se concentrer uniquement sur quelques plateformes plutôt que d’être présent de façon passive sur chacune d’entre elles? Parfois il est préférable d’en choisir peu et de les maîtriser afin d’optimiser son efficacité (et à terme ses ventes).

Ci-dessous un « cheat sheet », qui aide à choisir les plateformes sur lesquelles s’inscrire.
 


 

Tester, tester et encore tester
Une fois les plateformes choisies et comptes créés, il faut tester.
 

​Morgane Pfefferlé, cofondatrice de Travelise, affirme que sa start-up n’avait pas établi de stratégie pour les réseaux sociaux lorsque celle-ci a été lancée. Elle précise que c’était instinctif de créer une page sur Facebook pour sonder leur communauté, voir comment elle allait réagir et également pour se rassurer. Les premiers retours ayant été positifs, ils ont ainsi continué dans leur démarche.

Être à l’écoute de sa communauté
Depuis, Travelise publie du contenu sans suivre des horaires de publications ou de types de publications précis. Les membres de la start-up observent comment réagit la communauté et quel type de personnes les suivent afin de pouvoir affiner au mieux leur audience.

« À la base nous ne sommes pas des professionnels du marketing, on fait des tests » précise-t-elle. Elle ajoute qu’ils n’ont pas d’objectifs de likes ou de vues et qu’ils préfèrent publier moins de publications mais de prendre le temps de les travailler. En terme de contenu, Travelise publie principalement des informations qui concernent l’avancement de la start-up.


Les publicités payantes
« Nous avons fait quelques publicités payantes sur Facebook au début mais ces publicités ne fonctionnent jamais autant bien que du contenu de qualité ».

Morgane confie que ce ne sont sans doute pas les réseaux sociaux qui leur ont fait décrocher leurs premières ventes mais que ceux-ci leur permettent tout de même de se faire connaître au quotidien, d’alimenter le bouche-à-oreille et d’interagir avec leur public.

Car oui, même s’il n’est pas évident de décrocher des ventes grâce aux réseaux sociaux, ils restent tout de même une vitrine de l’entreprise. Les publications se likent, se commentent, se partagent et peuvent devenir, pour certaines, virales. Cela permet ainsi d’augmenter sa visibilité voire sa e-réputation.


Thomas Crausaz, fondateur d’Adventures-Lab, a quant à lui commencé par booster ses publications sur Facebook. Il s’attèle aujourd'hui à faire des publicités plus ciblées pour ensuite adapter son audience en fonction des résultats obtenus.


Le pixel Facebook, c’est quoi ?
À propos du ciblage des publicités… Ne vous êtes-vous jamais demandé comment Facebook avait pu deviner que vous aviez été sur Amazon, lorsque juste après avoir consulté le site vous trouviez une publicité de la marque dans la colonne de droite de votre page Facebook ?



Le pixel en est la réponse. Mais qu’est-ce donc ? Le pixel Facebook est un plugin à installer sur son site web qui permet de traquer le trafic et de mesurer l’efficacité d’une publicité (en suivant les actions entreprises par les visiteurs). Le pixel permet ainsi d’épier les moindres faits et gestes des utilisateurs d’une page web et offre la possibilité au propriétaire du site web d’adapter ses publicités et son audience en fonction de ce que le pixel lui donne comme informations.

Le pixel vous identifie donc comme visiteur de la page du site d'Amazon et vous recible sur Facebook. Mystère résolu !

Pour plus d’informations sur cet outil, cliquez ici !
 

Utiliser du contenu visuel
Les infographies, images, vidéos ainsi que les directs sont des contenus particulièrement mis en avant sur les réseaux sociaux. Selon une étude de Cisco, les vidéos compteront d’ici 2019 pour plus de 80% du trafic global sur internet. De plus en plus souvent consommées sans le son, les vidéos favorisent les interactions autour du contenu partagé permettant ainsi à une publication de devenir virale à court terme si le contenu est engageant.

Forte d’une communauté de bientôt 5’000 personnes sur Facebook, Travelise confirme cette tendance.

« Notre vidéo de présentation ainsi que nos publications (toutes accompagnées d’images) liées à notre campagne de crowdfunding, ont été celles qui ont créé le plus d’engagement sur notre page Facebook », précise Morgane Pfefflerlé.

Les images, au-delà d’être synonymes d’engagement sur les réseaux sociaux, permettent de créer un univers autour de sa marque ou de ses produits. Même si les images restent souvent plus longtemps à l’esprit qu’un simple texte, le plus important reste de savoir à quel type de contenu sa communauté est sensible.

Et pourquoi ne pas republier certaines des photos de votre communauté lorsqu’ils utilisent votre produit? Cela fait de la publicité gratuite tout en montrant à votre public qu’il fait partie de votre communauté et qu’il partage votre histoire!

En conclusion, lorsqu’on se lance sur les réseaux sociaux et qu’on n’est pas un community manager, on doit s’armer de tous les outils qui peuvent nous faciliter la vie! Dans le but d’aider les jeunes entrepreneurs, la Fondation The Ark a publié  une compilation d’outils web, à moindre coût, qui peut aider non seulement dans la gestion des réseaux sociaux mais aussi pour la création d’infographies, vidéos, visuels, et autres aspects du monde entrepreneurial. Cliquez ici pour la découvrir!

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