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31.01.2019

La Suisse investit beaucoup dans la recherche et le développement !

Partout dans le monde, les grands groupes ont fortement augmenté leur budget d'innovation l'année passée. Les dépenses de recherche et développement (R&D) des 500 plus grands investisseurs mondiaux dans la R&D ont progressé de 6 pour cent en 2017 pour atteindre 532 milliards d'euros. La grande majorité de ces entreprises – 65 pour cent – a augmenté ses investissements par rapport à 2016.
 

Le numérique fait monter la pression
« Les investissements dans la recherche et le développement augmentent au niveau mondial parce que la rapidité du progrès technologique, les cycles produits de plus en plus courts et les évolutions rapides des souhaits des consommateurs poussent les entreprises à créer des innovations », explique Marcel Stalder, CEO de EY en Suisse. Toutefois, d'importantes dépenses d'innovation n'entraînent pas obligatoirement un accroissement effectif de la force d'innovation et des nouveaux produits précurseurs, comme le concède M. Stalder, qui ajoute: « À notre avis, l'avenir de la R&D se trouve dans une coopération renforcée entre les écosystèmes et les réseaux ainsi que dans l'utilisation des mégadonnées et de l'intelligence en essaim dans les entreprises. Une culture d'entreprise qui valorise l'innovation et tolère l'échec est un autre facteur de réussite déterminant pour l'innovation.»
 

Les entreprises suisses ont la plus forte intensité de R&D
En termes d'« intensité de R&D », qui est exprimée par la moyenne des dépenses de R&D en pourcentage du chiffre d'affaires, la Suisse se place en tête, suivie des États-Unis, de la Suède, de l'Allemagne, de la Grande-Bretagne, de Taïwan, du Japon, de la France, de la Chine et de la Corée du Sud. Au cours de l'année 2017, la moyenne des dépenses de R&D des entreprises suisses en pourcentage de leur chiffre d'affaires a été de 6,6 pour cent (7,1 pour cent en 2016). 

D'une part, l'intensité de R&D élevée des entreprises suisses est réjouissante, cela renforce l'image de la Suisse comme pôle d'innovation et montre que les entreprises suisses ont reconnu suffisamment tôt l'importance de l'innovation pour assurer leur compétitivité internationale à long terme ainsi que la nécessité de marges élevées. 
D'autre part, les résultats de l'étude mettent en évidence que les entreprises suisses sont soumises à l'énorme pression exercée notamment par les entreprises chinoises d'envergure internationale qui se développent actuellement à un rythme effréné et s'imposent comme des acteurs à prendre au sérieux sur les marchés mondiaux. Parmi les 500 plus grands investisseurs mondiaux en termes de R&D, onze sont suisses: Roche (à la 8e place sur 500), Novartis (12e), Nestlé (89e), ABB (113e), STMicroelectronics (115e), TE Connectivity (174e), Swisscom (266e), Swatch (299e), Schindler (336e), LafargeHolcim (377e) et Compagnie Financière Richemont SA (380e). Au total, ils ont investi en 2017 23 milliards d'euros dans la recherche et le développement.
 

L'industrie pharmaceutique suisse et mondiale réalise les investissements les plus importants
Sur les 23 milliards d'euros d'investissements de l'industrie pharmaceutique suisse, environ 10,2 milliards d'euros ont été réalisés par Roche uniquement et environ 8 milliards d'euros par Novartis. Ce n'est pas une surprise car les groupes pharmaceutiques continuent d'afficher les pourcentages de R&D les plus élevés par rapport aux autres secteurs. Au total, les 29 groupes pharmaceutiques figurant dans le classement ont investi l'an passé 110 milliards d'euros dans le développement de nouveaux produits et de substances actives. Ce chiffre correspond à un pourcentage de 16,3 pour cent du chiffre d'affaires total. 

L'intensité de R&D est également élevée dans les secteurs de l’informatique et du numérique, de la santé, de l’industrie automobile et des médias. « Le niveau élevé des investissements de R&D des entreprises pharmaceutiques s'explique, il est vrai, par l'importance des dépenses liées au développement de nouveaux médicaments. Cependant, ces chiffres indiquent aussi que l'industrie pharmaceutique est tout simplement le secteur économique qui a clairement reconnu qu'on ne peut pas s'attendre à des avancées spectaculaires sans innovation », indique Paolo Prisco, EY Managing Partner Life Sciences in Switzerland.
 

Source : EY


 

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