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28.01.2019

Le digital sera utile au monde du travail de demain, à condition de laisser l’humain au centre !

Intelligence artificielle, casques de réalité virtuelle, recrutement en ligne, organisation holacratique : les nouvelles technologies digitales et les modèles organisationnels innovants sont disponibles pour aider le monde du travail à évoluer. Toutefois, l’humain doit rester au centre des préoccupations et la technologie doit être là uniquement pour augmenter l’expérience de recrutement, de fidélisation à l’entreprise ou de travail. C’est l’un des constats de la 14e édition de la Conférence TechnoArk, qui a eu lieu ce vendredi à Sierre.


Une douzaine d’orateurs ont pris la parole lors de cette conférence de référence sur le digital, qui a réuni près de 200 personnes au TechnoArk de Sierre. « Le TechnoArk est en train de se repositionner vers la digitalisation des services, qu’ils soient liés à la santé, à l’énergie ou à d’autres domaines », a rappelé Laurent Sciboz, directeur des instituts du TechnoArk. Ainsi, le thème du futur du travail et du rôle du digital, au cœur de l’édition 2019 de la conférence, était donc en plein dans la cible. « Comment rebondir pour avoir des nouveaux emplois à valeur ajoutée pour faire face à ceux repris par le digital et les machines : telles sont les problématiques qui nous occupent », selon Laurent Sciboz.


Paul Jacquin, de Randstad Innovation Fund, a ouvert la manifestation en insistant sur le fait que l’humain et la technologie devaient travailler de concert dans les ressources humaines. Le monde du travail, et les RH en particulier, doit s’adapter à l’arrivée des « millenials » sur le marché de l’emploi. Ceux-ci ont différentes attentes et souhaitent des réponses immédiates. Les outils traditionnels des RH n’y répondent pas forcément. Pour y remédier, Randstad a investi dans 19 start-up, sélectionnées parmi 2500. Parmi elles, Vonq. Cette jeune entreprise basée aux Pays-Bas publie les offres d’emploi en fonction du profil recherché. « On est loin de la simple annonce dans le journal. Vonq est en mesure de dire sur quel site et quel montant il faut mettre pour avoir un employé à la fin du processus ».


L’holacratie, une réalité chez Loyco
Christophe Barman, qui se présente comme l'ex-CEO de Loyco, a pour sa part détaillé comment son entreprise a mis en place une organisation holacratique. Chaque employé a désormais un rôle et un pouvoir de décision dans l’entreprise, qui fonctionne de manière très agile. Le digital a un rôle prédominant dans cette organisation, puisque c’est une plateforme digitale qui permet de communiquer entre les collègues et de prendre les décisions.
Wiliam Heurdier de Microsoft a développé la vision de l’entreprise technologique américaine pour la place de travail du futur. Selon lui, les employés doivent rester au centre, en leur permettant de se développer grâce à l’intelligence artificielle, la réalité augmentée ou encore les bâtiments connectés. « Pour Microsoft, la place de travail du futur devra être inclusive (pour les employés), intégrée, accessible à tous, intelligente, disponible partout et en tout temps et sûre ».


L’intelligence artificielle au service du recrutement et de la formation
Daniel Gatica-Perez, de l’Idiap et l’EPFL, a présenté ses travaux dans le domaine de l’intelligence artificielle. Ceux-ci permettent de détecter des traits de caractère et des soft skills à partir de vidéos. Ceci est très utile pour former le personnel, mais également pour recruter les bons talents. Lors de la séance de pitchs de start-up qui a eu lieu en début d’après-midi, Raphaël Heraief, fondateur de la start-up Unono, a montré les débouchés commerciaux de cette technologie. La série de pitchs a aussi permis d’accueillir deux représentants de la HES-SO Valais/Wallis (Anne-Dominique Salamin pour Cyberlearn et Nicolas Debons pour l’Institut d’informatique de gestion). Fanny Caloz, fondatrice de Swiss Escape, a présenté pour sa part sa solution de co-working et co-living, qui permet de résoudre en partie les problématiques des lits froids et des basses saisons dans les stations.


Vers un Tinder de l’emploi ?
Laetitia Kulak, de Global HR Talent, a présenté les innovations du domaine du recrutement. Selon elle, les recruteurs doivent se mettre au niveau des jeunes qui arrivent sur le marché, en utilisant des plateformes comme Snapchat et Instagram, mais également des chatbot, le cloud ou encore l’intelligence artificielle. Laetitia Kulak a donné l’exemple de BananeApp, où le recrutement se fait exclusivement par chat : plus de CV, plus de lettre de motivation ! « Cette jeune pousse est née à l’EPFL. C’est le Tinder de l’emploi et on est loin de la lettre manuscrite », sourit-elle en rappelant que l’avenir du recrutement, c’est le mobile.
Arnaud Grobet, de Emakina et ImpactIA, s’est exprimé sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la formation et l’entreprise. Selon lui, l’IA peut faire beaucoup de bien, à condition que le temps qui est gagné soit redistribué équitablement au sein de l’entreprise et qu’il ne serve pas uniquement à augmenter les profits. L’humain doit rester au centre des préoccupations. La journée s’est terminée par la présentation du champion du monde de freeride Julien Lopez, qui a fait part de son quotidien de sportif de haut niveau à l’ère digitale.

 

Propos recueillis le 25 janvier au TechnoArk de Sierre

 

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