Home

11.10.2013

Les API, la nouvelle manne des éditeurs de logiciel ?

APICultureLes API (Application Programming Interface) sont des interfaces de programmation, qui servent de façade par laquelle un logiciel offre des services à d'autres logiciels. Pour les éditeurs de logiciel, elles peuvent représenter une nouvelle manne intéressante.

À condition d’avoir un bon business model et de réussir à séduire les développeurs externes. C’est ce qui ressort du dernier Forum The Ark, qui s’est tenu jeudi à IdeArk (Martigny).

 

Les API sont des produits, qu’un éditeur de logiciel peut vendre ou ouvrir à d’autres développeurs informatiques.  «Il y a là des opportunités, mais également des responsabilités vis-à-vis des développeurs tiers à qui on ouvre le logiciel», précise Nicolas Sierro, COO de Galixo.

Des milliards de demandes sur Twitter
Les premières API sont apparues en 2000. Salesforce a été l’un des précurseurs, rapidement suivi par Ebay. «Son API a notamment permis aux personnes ayant beaucoup d’objets à vendre de les saisir depuis leur propre système». À ce jour, on recense plus de 10'000 API dans le monde.
Les API des réseaux sociaux sont très sollicitées. «Twitter reçoit 13 milliards de demandes par jour sur son API».  Autre exemple marquant : l’entreprise Expedia, spécialisée dans le voyage. «Elle réalise 90% de son business hors de son site internet, grâce à son API et ses modules partagés».

Aussi pour faire connaître sa marque
Pour un éditeur de logiciel, les API peuvent permettre de faire de l’argent, d’économiser des coûts et faire connaître sa marque. C’est également un bon moyen de toucher un plus large public d’internautes.
Pour réussir son API, il faut se mettre du côté des développeurs, qui sont très courtisés. «Ce sont les grandes rock star d’aujourd’hui», rigole Nicolas Sierro. Les développeurs aiment la simplicité. L’idée est de tout faire pour leur faciliter la vie. De plus, ils préfèrent payer uniquement ce qu’ils utilisent. Une flexibilité dans le business model est donc essentielle.

Adapter le produit
Pour avoir une chance de succès, les éditeurs de logiciels doivent faire du marketing et s’intégrer dans la communauté des développeurs (en ligne ou en participant à des évènements spécialisés). Au final, les API restent des produits. «Il faut être prêt à l’adapter pour répondre aux demandes des clients», conclut Nicolas Sierro.

Plusieurs éditeurs valaisans de logiciels disposent déjà de leurs propres API. Le blog The Ark s’intéressera au projet Biolovision, mené par Gaëtan Delaloye. À lire ici…

comments powered by Disqus
Fondation The Ark - Route du Rawyl 47 - 1950 Sion - Suisse | Intranet The Ark