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25.09.2013

Les instruments d’encouragement de la CTI ont fait leurs preuves

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Les mesures d’encouragement de l’innovation proposées par la Commission pour la technologie et l’innovation (CTI) sont efficaces et elles fonctionnent généralement bien: tels sont les principaux constats tirés de deux analyses externes mandatées par le Secrétariat d‘Etat à la formation, à la recherche et à l‘innovation (SEFRI).

Au cours des 15 dernières années, l’impact de la CTI, a été examiné à plusieurs reprises. Environ 20 études portant sur différents programmes et mesures ont été effectuées. Mais jusqu’à présent, aucun récapitulatif des résultats n’avait été présenté. Deux méta-analyses récentes tentent de mesurer l’impact général des mesures d’encouragement de l’innovation en Suisse et de rassembler les enseignements des 20 études antérieures.

Les deux analyses arrivent à une conclusion réjouissante: les mesures d’encouragement de l’innovation en Suisse sont efficaces et fonctionnent généralement bien. Elles ne révèlent que peu d’effets d’aubaine. Si c’était le cas, il faudrait en conclure que les mesures existeraient aussi sans encouragement.

Mesures en recherche et technologie efficaces
Les mesures qui ont le plus d’impact sont les mesures en recherche et technologie, notamment pour l’encouragement des projets CTI et les programmes d’action, qui ont donné une impulsion aux nouvelles technologies autour des années 2000. L’impact sur l’économie est par contre moins important. Dans ce domaine, ce sont principalement les programmes start-up qui, sans réelle surprise, ont eu le plus d’impact.

Presque aucun impact n’est observé au-delà du domaine strict de la recherche, de la technologie et, dans une moindre mesure, de l’économie. Cela pourrait venir du fait que le volume d’encouragement de la CTI est trop faible pour que l’on puisse observer des effets sur la société, même si ceux-ci étaient attendus.

Les changements de comportement, les contacts et les réseaux établis au moyen des mesures CTI au cours de l’encouragement ne doivent pas être sous-estimés. Les contacts établis entre les entreprises et les hautes écoles dans le cadre de projets CTI mènent parfois à une collaboration pour des projets ultérieurs, même au-delà de l’encouragement étatique.

Volonté politique
Les études se montrent plus critiques envers les institutions dans le domaine du transfert de savoir et de technologie. Au moment de l’évaluation, elles n’avaient pas atteint leur objectif de faciliter le transfert de savoir entre les hautes écoles et l’économie.

Ces deux études montrent clairement les possibilités et les limites des analyses d’impact. Ce type d’analyse est un bon moyen de vérifier si des mesures ont atteint leur objectif et de se montrer critique face à leur impact. Elles peuvent également contribuer à prendre une certaine distance par rapport aux activités quotidiennes et à garder à l’esprit l’objectif d’une mesure, mais elles ne peuvent pas se substituer aux décisions politiques. Décider si des mesures d’encouragement doivent être prises et de quelle manière elles doivent l’être relève au final d’une volonté politique.

 

Source : Bulletin du SEFRI
Note : La Fondation The Ark est à disposition pour vous aider à monter un projet de recherche soutenu par la CTI. Contactez-nous !

 

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